FIGC : Federazione Italiana Giuoco Calcio

 

La Fédération d'Italie de Football (Federazione Italiana Giuoco Calcio : FIGC) est une association regroupant les clubs de football d'Italie et organisant les compétitions nationales et les matchs internationaux de la sélection d'Italie.

La Fédération Nationale d'Italie est fondée en 1898. Elle est affiliée à la FIFA depuis 1905 et est membre de l'UEFA depuis sa création en 1954. Crée sous le nom de Federazione Italiana Football (FIF) en 1898, elle change de nom en 1909 pour devenir offiellement la Federazione Italiana Giuoco Calcio ou FIGC. Giancarlo Abete en est le président depuis le 2 avril 2007.

C'est à Turin et en 1898 que débute l'histoire de la Fédération Italienne de Football (FIGC) avec l'élection de son premier président, Mario Vicary. Depuis quelques années, le football est un véritable phénomène dans les principales villes du pays (Turin, Naples, Gènes, Palerme, Milan) et la création d'une structure pour encadrer et développer cette activité est inéluctable. Dès 1898, et au cours d'un tournoi joué en une seule journée à Turin, le 8 mai 1898, le Genoa Cricket and Football Club, de Gènes s'impose face à trois équipes turinoise, le Football Club Torinese, la Reale Società Ginnastica Torino, l'Internazionale Torino et devient officiellement le premier Champion d'Italie reconnu par la FIGC.

Alors que le championnat d'Italie se développe et accueille de plus en plus d'équipes en son sein (9 équipes se dispute ainsi le championnat d'Italie de football 1909-1910), la première équipe d'Italie joue son premier match contre la France le 15 mai 1910 à Milan. Les Italiens joue en blanc et l'emporte 6 à 2 devant une foule très enthousiaste.

Les équipes du sud du pays sont pour la première fois admis par la FICG lors du championnat d'Italie de football 1912-1913. Le Champion d'Italie devient donc le champion du pays tout entier grâce à cette démarche.

Avec la 1ère guerre mondiale et le départ de joueurs et dirigeants au front, le championnat d'Italie doit s'arrêter pendant trois ans, de 1916 à 1919. L'Inter Milan devient le premier champion de l'après-guerre après une finale nationale remporté 3 à 2 face à l'Unione Sportiva Livorno le 20 mai 1920 à Bologne.

À partir de édition 1926-1927 le Calcio commence petit à petit à prendre forme, un véritable championnat met aux prise les vingt meilleurs équipes du pays en deux phases de poules au lieu d'une phase nationale complexe entre plusieurs dizaines du clubs à travers tout le pays. Le football est alors parfaitement ancré dans la culture du pays et les joueurs, encore amateurs, deviennent de véritables stars. L'ère du professionnalisme n'est plus très loin, les joueurs commençant à toucher le remboursement de leur frais pour les matches disputés au sein de leur club (fait que désapprouve totalement la FIFA, grand défenseur de l'amateurisme à cette époque). En 1926, la FIGC décide de limiter le nombre d'étrangers (un par équipe pour chaque match de championnat) ce qui entraîne le départ d'une bonne partie des hongrois, nombreux en Serie A durant les années 1920. C'est dans ce contexte que l'équipe d'Italie dispute la première Coupe du Monde en 1934 sur son sol. La Squadra Azzurra n'a en effet pas fait le long déplacement en Uruguay quatre ans plus tôt pour la Coupe du Monde de football de 1930. S'appuyant sur neuf joueurs de la Juventus au cours de la compétition, les hommes de Vittorio Pozzo font preuve d'un réalisme très efficace qui leur offre la victoire finale contre la Tchécoslovaquie le 10 juin 1934 (2-1 après prolongations). Benito Mussolini qui fait de cette compétition la vitrine de son régime et de son pays est aux anges. L'organisation de cette Coupe du Monde de football de 1934 fut obtenu sous la présidence de Leandro Arpinati qui laisse la place à Giorgo Vaccaro qui, grâce au succès de l'équipe d'Italie marque l'histoire du football italien. Durant son mandat (de 1933 à 1942), Vaccaro voit en effet la victoire de la Nazionale à la Coupe du Monde de football de 1934 mais également lors de la Coupe du Monde de football de 1938 en France. En 1936, les italiens décrochent également la médaille d'or lors des Jeux Olympiques d'été de 1936 de Berlin. Giuseppe Meazza, Silvio Piola et ses coéquipiers n'ont alors pas de rival sur la planète foot.

La seconde guerre mondiale vient briser cet élan et plonger la Nazionale dans un quasi anonymat pendant une trentaine d'années (élimination au premier tour des Coupes du Monde 1950, 1962 et 1966 et la non-qualification pour la phase finale de la Coupe du Monde de football de 1958).

Le football italien d'après-guerre est marqué par le destin tragique de la grande équipe du Torino Football Club surnommé à l'époque Grande Torino qui domine outrageusement le championnat italien durant les années 1940 (Champion en 1943, 1946, 1947, 1948, 1949). Au retour d'un match amical au Portugal l'équipe turinoise est décimé lors d'une catastrophe aérienne le 4 mai 1949 ou 18 joueurs dont 8 internationaux italiens (dont les talentueux Valentino Mazzola ou Eusebio Castigliano) trouvent la mort. C'est le Drame de Superga qui marquent durant plusieurs années l'Italie du football et sa sélection, touchée de plein fouet par cette catastrophe.

Suite à ces années de vaches maigres pour la sélection italienne, les dirigeants du football italien décident d'opérer une vraie réforme de la fédération: Bruno Zauli (1958-1959) puis Umberto Agnelli (1959-1961) se penche ainsi sur ce problème et favorise le développement de la formation des jeunes. Cette politique, ainsi que l'arrivée au premier plan de ses clubs sur la scène européenne (trois victoires en Coupe des clubs champions européens en 1963, 1964 et 1965 grâce à l'Inter Milan et son rival l'AC Milan), bénéficie à la sélection qui remporte, sur ses terres, le Championnat d'Europe de football 1968. Deux ans plus tard, et sous la présidence d'Artemio Franchi, futur président de l'UEFA, la Nazionale atteint la finale de la Coupe du Monde de football de 1970 battu seulement par le Brésil de Pelé.

Président de l'UEFA (de 1973 à 1983) et vice-président de la FIFA (1974-1983), Artemio Franchi est également président de la FIGC de 1966 à 1976 puis de 1978 à 1980, année ou il doit démissionner suite au scandale des matches truqués dit scandale du Totonero. Malgré ces tumultes au sommet de la Fédération, mais aussi au sein de l'équipe nationale (ou plusieurs joueurs sont impliqués dans cette affaire), la Nazionale remporte la Coupe du Monde de football de 1982 en Espagne durant un tournoi final ou les Azzurris montèrent en puissance. Federico Sordillo est alors président de la fédération italienne. La suite de la décennie est moins glorieuse avec une élimination en qualifications lors du Championnat d'Europe de football 1984 et une élimination en huitièmes de finales de la Coupe du Monde de football de 1986 contre la France. Le retour au premier plan a lieu en 1988 avec une belle troisième place au Championnat d'Europe de football 1988 et surtout une place de demi-finaliste à la Coupe du Monde de football de 1990 organisée dans la Péninsule puis une place de finaliste durant la Coupe du Monde de football de 1994. Arrigo Sacchi à la tête de la sélection de 1991 à 1996 est déchu après un Championnat d'Europe de football 1996 raté (élimination au premier tour), entrainant avec lui Antonio Matarrese le président de la Fédération, un de ses principaux défenseurs. Luciano Nizzola, farouche partisan de Sacchi avant sa chute, lui succède, et cela pendant quatre ans. Vaincu de nouveau aux pénaltys face à la France en quarts de finale de la Coupe du Monde de football de 1998, l'Italie brille à cette époque en jeunes l'Équipe d'Italie Espoirs de football remportant cinq Championnat d'Europe de football espoirs sur sept de 1992 à 2004. C'est le début d'une nouvelle époque pour le football italien qui doit faire face à la concurrence de plus en plus affirmé des championnats anglais et espagnol et de l'application de l'Arrêt Bosman qui remettent en question la suprématie de la Serie A et amoindrit la sélection nationale au début des années 2000.

Entrainé par Giovanni Trapattoni, la Nazionale est éliminé en huitièmes de finales de la Coupe du Monde de football de 2002 par les hôtes de la compétition, la Corée du Sud sur un but de Ahn Jung-Hwan en prolongations.

En 2003, l'équipe d'Italie de futsal devient Championne d'Europe à Caserta et en 2004 aux Jeux Olympiques d'été de 2004, l'Équipe d'Italie Espoirs de football décroche la médaille de bronze, podium que les italiens n'avaient pas atteint depuis les Jeux de Berlin en 1936.

Comme en 1982, l'Italie ne se présente pas dans les meilleurs conditions pour disputer la Coupe du Monde de football de 2006. L'affaire des matches truqués du Calcio implique en effet quelques joueurs de la sélection (dont plusieurs jouent à la Juventus) et plusieurs membres de la fédération italienne dont Pierluigi Pairetto responsable de la désignation des arbitres. Pourtant, comme 24 ans plus tôt les italiens remportent le trophée et ajoute une quatrième étoile à leur maillot après la victoire aux penalties contre la France 1-1 (5 tirs au buts à 3).

Après le Calciopoli, l'autre nom du scandale de 2006, la FIGC, dirigé en 2007 par Luca Pancalli doit faire face à la montée de l'ultra-violence dans les stades italiens au tournant des années 2000. Le 7 février 2007, après le derby sicilien entre Calcio Catane et l'US Palerme un policier décède après l'agression d'un Ultra de Catane. Suite à cet évènement qui fait suite également au meurtre d'un supporter du Genoa par un Ultra de l'AC Milan, le président de la Fédération, Pancalli suspend temporairement tous les matches de football sur le sol italien.

 

Championnats

 

Serie A : Championnat d'Italie

 

Coupes

 

TIM Cup : Coupe d'Italie Supercoppa : Supercoupe d'Italie 

 

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